14.11.2008

Le Congrès de Reims ou quand un TSS chasse l'autre

Ce week-end doit se tenir le Congrès du Parti Socialiste, à Reims, dans le but de désigner un successeur à François Hollande. Chronique d'un éclatement annoncé ? Rien n'est moins sûr, car depuis l'arrivée en tête de la motion de Ségolène Royal lors de la consultation des militants, tractations en tous genres se suivent entre les vaincus, Bertrand Delanoë notamment.

Tout Sauf Ségolène, qui n'est pas sans rappeller le Tout Sauf Sarkozy qui a animé certains pontes de la droite en 2004, lorsque le ministre des Finances s'était déclaré candidat à la présidence de l'UMP. Ces querelles de personnes sont révélatrices de deux choses. D'abord une absence flagrante de projet, pour le parti comme pour le pays, alors que l'actualité économique et financière peut donner du grain à moudre aux têtes pensantes. Petits meurtres entre "amis" est désormais le maître mot. Ensuite, le problème, insoluble pour l'instant, de la place du parti sur l'échiquier politique. Se pose avant tout le problème de l'alliance avec l'extrême gauche, la crise aidant à succomber à la tentation. L'embarras des quatre candidats est palpable, puisque tous éludent hypocritement la question, alors que tôt ou tard, elle se posera.

A Reims, le PS ne parle pas de la crise, mais bien de sa crise; pendant ce temps, les Français trinquent...

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