19.03.2009

La France réintègre le commandement militaire de l'OTAN

800px-Drapeau_de_l’OTAN.svg.pngPar 329 voix contre 238 voix, l'Assemblée nationale a validé, mardi 17 mars, le choix du président de la République de réintégrer le commandement militaire de l'OTAN, que la France avait quitté en 1966 sur décision du général De Gaulle. Au cours des derniers jours, de nombreuses voix se sont faites entendre à l'intérieur et à l'extérieur de la majorité parlementaire, condamnant avec véhémence ou soutenant avec acharnement cette décision. Les polémiques, souvent stériles (nous ne sommes plus au temps de la Guerre Froide), ne doivent pas cependant occulter le fait que la France n'a jamais quitté l'OTAN depuis sa création en 1949 et qu'elle s'est toujours située dans le camp des démocraties occidentales.

Pour sa part, le Mouvement des jeunes pour l'ouverture (MJO) estime que la réintégration du commandement militaire de l'OTAN ne constitue ni une rupture ni un danger pour l'indépendance de la France, qui au cours des dernières années a participé à tous les grands engagements de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord. La France, 4e contributeur financier de l'Organisation, a entamé depuis le début des années 1980 un rapprochement avec les structures de commandement de l'OTAN. La question de la réintégration butait sur le type de commandement qui nous serait confié en cas de retour dans les structures intégrées. En obtenant deux commandements internationaux - l'Allied Command Transformation (ACT) de Norfolk, chargé de piloter les transformations de l'Alliance, et le commandement régional de la Force de Réaction Rapide à Lisbonne -, la France obtient gain de cause et peut influencer de l'intérieur les nécessaires ajustements de la stratégie politique et militaire de l'Alliance atlantique. Par ailleurs, notre pays garde sa souveraineté sur la Force de frappe nucléaire et sur tous les engagements extérieurs de notre pays. Juridiquement et politiquement, rien de porte atteinte à l'indépendance de notre pays.

Le soutien du MJO à la réintégration du commandement militaire de l'OTAN n'est pas cependant inconditionnel. Le gouvernement français devra démontrer par les faits que les détracteurs d'une réintégration avaient tort d'y voir une quelconque menace pour l'indépendance de notre pays. Concrètement, il devra soutenir politiquement et donc financièrement la modernisation des Armées, renouveler les matériels souvent obsolètes et maintenir ses promesses électorales de 2007 (augmentation du budget de la Défense et construction d'un deuxième porte-avions). En effet, comment peut-on être indépendants sans des moyens militaires suffisants? Un autre point essentiel concernera nos engagements extérieurs qui devront toujours être décidés en fonction de l'intérêt de la France et afin de préserver la Sécurité internationale.

Le MJO profite de cette occasion pour renouveler son soutien aux Armées françaises et à leur capacité d'assurer la paix et la sécurité internationales.

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