15.09.2009

La révolution verte passe par la Taxe carbone

42-21476117.JPGPour la rentrée 2009, c'est une initiative courageuse que le président de la République et le Premier ministre ont prise en adoptant le principe d'une fiscalité verte fondée sur la Taxe carbone.

En effet, la connotation péjorative du mot "taxe" avait tout pour attirer la critique des démagogues et des populistes nullement préoccupés par la dégradation du milieu naturel et par le réchauffement climatique. Ce terme, a priori repoussant dans un pays où la fiscalité est déjà parmi les plus élevées du monde, a sans doute souffert initialement d'un déficit de communication, mais dès qu'il a été exposé dans le détail, les critiques ont dû revoir leur copie ; car la Taxe carbone n'augmentera pas la fiscalité globale grâce à un mécanisme de compensation pour les foyers.

Mais rentrons dans le détail :

La Taxe carbone s'appliquera uniquement aux énergies fossiles, c'est à dire les plus polluantes (pétrole, gaz, charbon, GPL), car leur combustion dégage du CO2, responsable du réchauffement climatique. Contrairement aux idées reçues, cette taxe n'aura aucune répercussion sur le pouvoir d'acaht des Français, grâce à un mécanisme de compensation : les ménages imposables verront le montant de l’impôt sur le revenu réduit ; ceux qui ne le sont pas recevront un chèque vert en compensation.

En instaurant la logique du "pollueur-payeur", le gouvernement opte pour la promotion des filières énergétiques vertes. C'est une stratégie gagnant-gagnant car non seulement les émissions polluantes baisseront du fait de cette taxe mais les nouvelles formes d'énergie alternative permettront d'être à la pointe de l'innovation technologique tandis que la promotion de l'énergie nucléaire offrira d'immenses perspectives de développement industriel et économique à la France.

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