15.02.2009

Crise de l'industrie automobile

L'Etat octroie un prêt de 6,5 milliards aux grands constructeurs

Reçus cet après-midi au Palais de l'Elysée, les constructeurs automobiles français peuvent être soulagés. Alors que la crise s'aggrave et que le groupe Nissan vient d'annoncer 20 000 licenciements pour l'année 2009, le chef de l'Etat vient en aide à Renault et PSA Peugeot Citroën en leur octroyant un prêt de 6,5 milliards d'euros à un taux préférentiel de 6%.

Mais Nicolas Sarkozy a bien tenu à préciser que l'aide de l'Etat n'équivaut pas à un chèque en blanc. Les grands groupes français devront "tout faire pour empêcher les licenciements", a insisté le président de la République.

Le Mouvement des jeunes pour l'ouverture (MJO) estime que cette aide publique était nécessaire d'un double point de vue. Point de vue social d'abord, alors que le chômage devient la principale hantise des Français, il fallait prendre une mesure susceptible de freiner les licenciements. Économiquement ensuite, ce choix se justifie par la nécessité de soutenir la pérennité et la viabilité de nos deux champions nationaux et les préparer au redémarrage de l'activité... peut-être en 2010.

L'équipe du MJO

Bienvenue aux soldats allemands

Afin de favoriser l'interopérabilité des armées européennes et de renforcer l'amitié franco-allemande, le président de la République, Nicolas Sarkozy, a décidé, de commun accord avec la chancelière Angela Merkel, d'accueillir de façon permanente sur le sol français un bataillon de 700 soldats de la Bundeswehr. L'annonce a été faite le 7 février à Munich par le ministre de la Défense, Hervé Morin.

Le bataillon allemand s'installera à Illkirch-Graffenstaden, au Sud de Strasbourg. La décision est bien sûr hautement symbolique : il s'agit de montrer que la réconciliation entre la France et l'Allemagne est totale et la confiance à l'épreuve de tout malentendu.

Les Jeunes pour l'ouverture (MJO) se réjouit de cet acte symbolique, en espérant qu'il marque le début d'une coopération féconde entre les deux armées parmi les mieux équipées d'Europe.
L'équipe du MJO

Intervention du Président

ns.jpgLe président de la République, Nicolas Sarkozy, est intervenu à la télévision, jeudi 5 février, pour faire le point sur la crise économique qui frappe la France et le monde et annoncer les axes d'intervention du gouvernement pour en limiter ses effets.

Soulignant que "nous avons affaire à une crise comme le monde n'en a pas connue depuis un siècle", Nicolas Sarkozy s'est montré résolu à mettre en oeuvre tous les moyens pour relancer l'activité et favoriser les créations d'emploi. Il a notamment justifié son plan de relance par l'investissement en expliquant qu'il permettrait à la fois de créer des emplois, de moderniser les infrastructures nationales et de placer la France en position de force lorsque la crise touchera à son terme.

L'intervention du chef de l'Etat avait également pour objectif, avant la rencontre prévue le 18 février avec les syndicats, d'indiquer les pistes que le gouvernement étudie pour soulager les difficultés économiques des Français, à commencer par les plus démunis. Nicolas Sarkozy a annoncé qu'il "réfléchissait" à une suppression de la première tranche de l'impôt sur le revenu, à une "augmentation des allocations familiales", et à un "chèque emploi service payé par l'Etat (...) pour les personnes âgées qui vivent seules ou les mères de famille seules".

"L'Etat est prêt à faire un effort" pour "mieux protéger" les jeunes en fin de CDD et qui ne retrouvent pas d'emploi du fait de la crise, a-t-il ajouté. Le président a aussi estimé qu'il fallait "aller plus loin" sur l'indemnisation du chômage partiel, déjà passée en décembre de 50 à 60 % du salaire brut à la suite d'un accord entre partenaires sociaux.

Par ailleurs, le président de la République a annoncé sa décision de supprimer la taxe professionnelle à partir de 2010, notamment pour accroître la compétitivité des entreprises qui décident de rester implantées en France. Nicolas Sarkozy a bien insisté sur le fait qu'il n'accepterait pas que des entreprises françaises s'installent à l'étranger pour réexporter ensuite leur production vers la France.

De façon plus générale, Nicolas Sarkozy a souhaité refonder le capitalisme financier et s'attaquer au problème de la rémunération des traders et des grands chefs d'entreprise.

Le Mouvement des jeunes pour l'ouverture (MJO) se réjouit de la pertinence des axes d'intervention indiqués par le président de la République pour atténuer les souffrances des Français et préparer leur avenir. L'intervention télévisée de Nicolas Sarkozy, qui a été suivie par plus de 15 millions de téléspectateurs, a convaincu près de 53% des Français (sondage OpinionWay pour le Figaro et LCI), ce qui prouve que même en période de crise, le chef de l'Etat inspire la confiance nécessaire pour rassurer les Français.

Nous encourageons le président de la République à poursuivre les réformes dont la France a besoin pour se sortir d'affaire et proposer demain à l'Europe et au monde un modèle social et économique respectueux des hommes et de la nature.

L'équipe du MJO